Quand la dépression s’invite…

Postpartum depression or baby blues: a mother cries in the night near her baby

Comment reconnaître la dépression post-partum?

Un portrait qui se ressemble souvent d’une personne à une autre, ça commence soit pendant la grossesse, soit dans l’année qui suit l’accouchement. Tristesse, sentiment d’impuissance, qu’on ne sert à rien, irritabilité, anxiété, culpabilité constante, perte d’intérêt pour toutes les choses que vous aimiez faire avant, difficulté à se concentrer, frustration,  perte d’espoir concernant le futur, difficulté à prendre des décisions, perte d’appétit, problèmes de sommeil, impression de ne plus savoir comment interagir socialement, difficultés d’attachement avec bébé, idées sombres et j’en passe.

On ne parle plus ici de simples hauts et bas quotidiens, de  »blues du post-partum » qui dure quelques jours, de changements hormonaux qui peuvent nous faire verser quelques larmes de temps en temps, surtout dans les premières semaines après l’accouchement. On parle ici de dépression. La vraie. Celle que certains ne voient pas, ou ne croient pas, parce qu’ils ne la connaissent pas. Ceux/celles qui l’ont vécu pourraient nous en dire long.

Qu’est-ce qui peut causer l’apparition de la dépression post-partum?

Des fois, certains facteurs font que quelqu’un est plus  »à risque » de faire une dépression post-partum, même si personne n’est à l’abri. Certains sont simplement des facteurs déclencheurs de la dépression chez quelqu’un de plus fragile. Donc ce n’est généralement pas UNE seule chose, mais souvent, une combinaison par exemple:

  • Chute drastique d’hormones après l’accouchement
  • Manque de sommeil, grande fatigue chez les nouveaux parents
  • Sentir qu’on perd le contrôle avec tout ce qu’on a à faire
  • Antécédents de dépression
  • Historiques familiaux ou environnements difficiles
  • Grossesse et/ou accouchement difficile ou traumatique
  • Beaucoup d’anxiété, se mettre beaucoup de pression

Quoi faire?

Je n’aurai jamais de réponse courte, simple, ni rapide pour ça. Il n’y a pas de  »quick fix », ça peut être long s’en sortir, mais vous POUVEZ vous en sortir et vous ALLEZ vous en sortir. C’est tout un processus, non seulement d’aide extérieure, mais aussi, d’intériorisation, de prise de conscience de ses émotions, de son amour-propre, de sa perception de soi-même, de la valeur qu’on s’accorde, de voir si ce qu’on exige de nous-même au quotidien est réaliste et correspond avec nous-même. S’entourer de gens positifs, laisser pénétrer dans notre tête seulement les paroles qui nous aident à grandir, à s’aimer davantage. Se mettre moins de pression. Chacune de vous est PARFAITE, juste parfaite, comme femme et pour son enfant. Chaque jour est une réussite, même si vous n’avez pas le temps de faire tout ce que vous vouliez faire comme  »tâche », comme  »occupation ». Le plus important dans cette vie c’est de VIVRE, tous ces passages qui composent le film de notre vie, qui seront si vite chose du passé, et que nous voudrons revivre. Même les moments de silence, même les pleurs de bébé inconsolables passés avec eux dans les bras à se sentir, parfois, impuissant. Même les journées ou on dirait que rien ne va et qu’on aurait besoin de 10 paires de bras de plus. C’est des morceaux de notre vie. Un grand cadeau.

Si vous vous reconnaissez là-dedans, dites OUI à vous faire aider, OUI à tout l’aide que vous pouvez recevoir, que ça soit à la maison, ou par des professionnels . Dites vous OUI. C’est la plus belle preuve de courage et d’amour pour soi, son nouveau-né et sa famille que de vouloir s’aider et guérir. Et je suis toujours là, si vous avez besoin de parler. Je vous aime fort <3

 

 

 

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